Encore une attaque contre les conditions de travail des enseignants !
Nouveauté de cette année pour les copies du bac Pro, la correction se fera de façon dématérialisée, via le logiciel SANTORIN, ce logiciel est déjà utilisé au lycée général et technologique.
Les correcteurs·rices ont reçu leurs convocations découvrant ainsi qu’ils n’avaient qu’une semaine pour corriger les copies de bac pro sans aucune journée banalisée pour le faire. Nos malchanceux·ses collègues devront, en plus des copies, assurer leurs cours, le suivi des PFMP, sans oublier les cours dispensés lors du parcours différencié pour les élèves de terminale ayant choisi le parcours « poursuite d’études ». Et cerise sur le gâteau, la correction coïncide avec la période des conseils de classe.
L’enquête sur le temps de travail de 2022 de la DEPP (Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance, un organe du ministère de l’Education nationale) indique que les enseignant·es travaillent 41h par semaine. Le ministère/rectorat n’en a cure et ajoute la correction dématérialisée des copies du Bac pro aux missions déjà nombreuses et diversifiées des enseignants. Cette nouvelle mission, dont il n’est pas possible de se soustraire, poursuit la dégradation des conditions de travail des enseignant·es.
Lors de la visio du mardi 5 mai de présentation aux collègues du fonctionnement du logiciel SANTORIN, les formateur·rices ont indiqué que les chef·fes d’établissement pouvaient accorder des demi-journées selon leur bon vouloir.
Pour parfaire l’inéquité de traitement des agent.es, le nombre de jours d’ouverture des serveurs de correction n’est pas le même en fonction des académies. Il est aberrant qu’un examen national, corrigé par des agent·es de la fonction publique d’État souffre d’autant de disparités d’organisation. Il ne serait pas surprenant qu’une autre différenciation des conditions de travail entres les académies amplifie l’impact négatif de l’institution sur la santé mentale des enseignant·es, déjà fragilisée par des années de nouveau management public et son lot de pressions diverses.
Le SNUEP-FSU exige la mise en place d‘une semaine de décharge afin d’effectuer les corrections des copies de façon équitable et sereine pour le bien des candidat·es et le bien être des correcteurs·rices. Le SNUEP-FSU a également fait une demande d’audience auprès de la rectrice, qui aura lieu le 1er Juin 2026.
